Aramicia King…n’est plus

Un pseudo porté depuis 16 ans déjà, une contraction des noms de mes trois chats. Aramis, Morticia, Smoking…

Aramis est partie en 2015, à l’aube de sa douzième année, emportée en quelques mois par une insuffisance rénale.

Morticia allait avoir 10 ans. Une thromboembolie en a décidé autrement, un soir de juin 2019. Son calvaire a duré 40h.

Mais Smoking. Oh, mon Smoking. Mon mâle de ma vie, mon survivant de l’enfer, mon warrior qui gagnait depuis 4 ans la guerre contre l’insuffisance rénale, que rien ne pouvait abattre…

Smoking est mort de chagrin. La mort de Morticia a été le choc de trop. Il a arrêté de se nourrir, arrêté de se battre. L’insuffisance rénale a bloqué les reins. J’aurais été le rechercher en enfer, comme toujours, et j’ai tenté de le faire, une fois de plus. Le Mâle et les enfants sont partis sans moi en vacances. Je suis restée, pour mon Smoking, mon compagnon d’une vie. Je savais déjà à quoi m’attendre, je le sentais. J’ai voulu arrêter tout tout de suite, les vétérinaires m’ont persuadée de lui accorder encore une chance de se remettre (il l’avait déjà fait, après tout). Mais après 5 jours en clinique, 15 jours exactement après la mort de sa jeune compagne, le verdict est tombé : les reins fonctionnaient de nouveau, mais ne produisaient plus d’EPO, une hormone nécessaire aux cellules sanguines. Smoking s’anémiait. J’avais promis à mon chat que s’il décidait d’abandonner la lutte, je respecterais son choix. Il s’est endormi dans mes bras ce jeudi 4 juillet. Il a rejoint Aramis et Morticia sur les collines de Wépion, mes trois loustics désormais à jamais réunis.

commentaires

  1. Je pleure avec toi Isabelle.
    Le chagrin des animaux fait des ravages aussi. Quand j’ai perdu ma pauvre petite Nine, ma dernière chienne, la chatte qui avait toujours vécu avec des chiens m’a fait très peur. Je l’ai vue perdre le goût de vivre et elle a même déclaré un problème urinaire. Je m’occupe beaucoup plus d’elle désormais et elle qui était très indépendante, qui limite m’ignorait superbement, est devenue un vrai petit pot de colle. Mais je vois bien que le moral n’y est plus…
    Tristesse pour ces animaux qui souffrent alors qu’ils ne l’ont pas mérité.
    Je t’embrasse.

    • Les animaux ont une rage de vivre qui m’étonnera toujours. Moins conscients de leur apparence, ils peuvent survivre aux mutilations, aux brûlures, etc, avec une détermination qui force le respect. Leurs attaches sont émotionnelles. Si elles lâchent, ils en meurent. Je l’ai déjà vu plusieurs fois chez mes parents, entre des chats très liés, mais aussi chez d’autres personnes, entre chiens, chats, poules, etc. Chez les humains, c’est plus rare. Mais je l’ai vu aussi : ma grand-mère n’a survécu que 20 jours à mon grand-père

  2. On est toujours dévasté de perdre nos compagnons, quels que soient leur âge et le temps passé ensemble…
    Il sera bien sur la colline de Wépion avec ses compagnons de vie et personne jamais ne prendra sa place dans ton coeur.
    En ce moment nous soutenons le mieux possible notre chatte Zora, bientôt 16 ans, qui a une tumeur et des problèmes aux dents qui nous obligent à la mettre régulièrement sous antibiotiques pour qu’elle puisse se nourrir. Vu son âge, le vétérinaire hésite à l’endormir pour nettoyer tout ça, craignant qu’elle ne s’éveille plus. Tant que sa qualité de vie nous paraît correcte on la gâte mais…
    Bon courage, j’espère que le Mâle et les enfants pourront t’aider à supporter ta peine.

    • Merci, Nanie. Oui, c’est difficile, mais on va y arriver. Comme je l’ai dit au Mâle, leur temps ici est limité, comme le nôtre d’ailleurs, et notre rôle est de pouvoir en rendre un maximum heureux. Smoking est irremplaçable, tout comme Aramis et Morticia, mais d’autres loulous méritent d’être sauvés et aimés, ne fut-ce que pour quelques années

  3. ARNOLPHE
    La promenade est belle.

    AGNES
    Fort belle.

    ARNOLPHE
    Le beau jour!

    AGNES
    Fort beau.

    ARNOLPHE
    Quelle nouvelle?

    AGNES
    Le petit chat est mort.

    … la mort de nos chats … des moments difficiles, je m’en souviens … à chaque fois c’était une tristesse profonde que seule l’arrivée d’un nouveau chat venait apaiser.
    Toute ma sympathie, chère Isabelle.

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