Edito Royale

S’il y a une chose que j’ai apprise très vite, c’est que décrocher un éditeur, quand on est jeune scribouillard, c’est un peu l’équivalent littéraire de l’Euromillions, l’argent en moins. Il y a beaucoup d’appelés et très très peu d’élus.

Encore faut-il après que le mandat se passe bien ! Pour Ring Est, j’ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Non seulement l’éditeur était compris dans le Prix*, mais en plus c’était un vrai éditeur et on s’est super bien entendus tout de suite. Pour une première incursion dans le milieu de l’édition, c’était une très belle expérience. Mais quid de la suite ?

*pun intended, comme diraient nos amis Anglais

Parce que le contrat qui me lie à Ker Editions ne concerne que Ring Est (et ses adaptations). Je m’entends très bien avec Xavier et je serais plus que ravie de collaborer encore avec lui à l’avenir, mais je suis consciente aussi que je ne rentre pas du tout dans sa ligne éditoriale habituelle. Ce n’est pas pour rien que Ring Est a été édité dans le hors-collection « Tranches de Vie » 🙂 Pour tous mes autres écrits, présents ou futurs, c’est donc  (presque) un retour à la case départ. Rien ne garantit leur publication ni la qualité du travail ou de mes relations avec le/les éditeurs que je décrocherais. Quand on y pense en ces termes, en fait, l’édition d’un livre, c’est comme gagner à l’Euromillions trois fois. Ou aller rechercher un trésor Inca perdu au milieu de la jungle dans un labyrinthe pensé par des psychopathes. Ou libérer le Nakatomi Plaza des griffes du vilain Hans Grüber. Ou sauver le monde civilisé de la menace de SPECTRE.

De là à dire que ce qui manque au monde de l’édition, c’est James Bond, on n’est pas loin. Pas loin du tout. Si près, d’ailleurs, qu’en fait, c’est tout à fait ça. Après l’agent secret, l’agent littéraire. Mais si, vous savez, cette personne qui chouchoute toujours l’écrivain en mal d’inspiration dans les films américains (avant de lui botter les fesses pour qu’il sorte enfin ce chef-d’oeuvre qui était en lui depuis si longtemps). Loin du glamour qu’on lui prête dans les films (ou pas !), la profession existe bel et bien. Pensé comme un trait d’union entre l’auteur et l’éditeur, l’agent littéraire guide et conseille l’auteur dans son travail, l’aide à sortir de vrais bons romans des chrysalides du manuscrit et s’occupe de trouver, pour chacun des textes pressentis à la publication, l’éditeur qui lui conviendra le mieux. Car l’agent littéraire est un vrai professionnel du métier. Quelqu’un qui a de la bouteille, comme on dit, et un carnet d’adresses bien fourni. Pour l’auteur, c’est la garantie que quelqu’un sera là pour l’aider à évoluer dans son métier de la meilleure façon qui soit. Pour l’éditeur, c’est la garantie que les textes qu’on lui présente sont potentiellement rentables en l’état.

Alors quand LA femme de la situation m’a proposé de prendre ce rôle pour moi, vous pensez bien que j’ai dit OUI tout de suite et en majuscules. Valérie Miguel-Kraak, responsable de l’agence Hyphen VMK (le site est en construction, mais on peut la retrouver déjà sur twitter, instagram et facebook), je vous avoue que j’en avais déjà entendu parler.  Un certain Paul Colize se plaignait beaucoup, à chaque fois que je le voyais, des 53 pages de remarques assassines qui lui revenaient avec chacun de ses manuscrits :), alors j’étais un peu anxieuse quand je l’ai rencontrée. Mais Valérie est solaire et on a bien « cliqué », comme on dirait par ici. Je lui ai envoyé quelques autres écrits et le début de Laeken Rose. Elle les a lus et j’ai aimé à la fois son approche et la pertinence de ses avis. Tout en douceur, elle n’a épargné aucun de mes textes ni concédé de flou dans l’intrigue ou dans la forme. C’est ce qui m’a convaincu de vouloir travailler avec elle. Parce que je sais qu’elle n’exigera rien moins que le meilleur de moi-même et c’est justement ce que je veux donner. Je suis assez lucide pour savoir que je ne fais que débuter dans cette voie et que j’ai besoin de l’expertise de vrais professionnels pour me permettre de développer mon potentiel. Dans ce domaine, Valérie est la meilleure personne avec laquelle former tandem et je suis ravie, honorée et aux anges de cette collaboration !

Et voilà pourquoi Laeken Rose, même s’il n’a pas encore d’éditeur, doit être fini pour le 1er septembre. Pour que mon agente (pas secrète) puisse le lire et me faire ses 53 pages de remarques « assassines » :p pour sortir un bon roman des aventures encore chrysalidées de mon duo surréaliste.

J’ai hâte !

commentaires

  1. Félicitations 🙂 Je suis tellement sûre de ton succès depuis le début que je suis à peine étonnée quand tu nous annonces une bonne nouvelle! Ca avance, ça avance et j’ai tellement hâte de lire Laeken Rose 🙂

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