L’Insoutenable Légèreté des Lettres

Cri du lecteur indigné en librairie : « Isaaaaaaaaa !!!! Je suis chez [Tûûût] et ils me disent qu’ils ont renvoyé ton bouquin chez l’éditeur ! Mais ils sont fous ou quoi ?! »

Des appels comme ça (ou des messages, des mails, des sms, des whatsapp, ne biffez aucune mention inutile), j’en reçois à peu près un par semaine depuis un mois. Et à chaque fois, ma réponse est identique : « Eeeh oui, ça fait plus de quatre mois que le livre est sorti et s’ils ne les vendent pas, les libraires renvoient les invendus pour faire de la place aux nouvelles sorties du moment ». C’est la dure loi de la jungle livresque.

Bon, restons modérés, il y a des librairies chez qui l’effet est contraire et où Ring Est est toujours bien mis en évidence sur les tables. Là, c’est plutôt le cri du libraire taquin qui m’arrive (par les mêmes voies de communication) : « Isaaaaaaaaa !!! non, mais je fais comment, moi ? je n’ai plus qu’un seul exemplaire sur les dix que j’avais commandés !! Ils se vendent plus vite que leur ombre » quand ça n’est pas une petite photo de comptoir glissée par messenger (ces diables de libraires n’ont pas leur pareil pour taquiner les auteurs comme il se doit 😉 ). Mais il est vrai que Ring Est a maintenant atteint le moment fatidique où il doit s’effacer des tables et étagères* pour laisser la place au sang neuf (sans club de golf, cette fois).

*des grandes chaînes du livre, uniquement, car il est toujours bien de stock chez Mot Passant, Filigranes, L’Oiseau-Lire, Pax, Tropismes, Papyrus, A Livre Ouvert, UOPC, et j’en passe…amis Français, je compte sur vous pour ajouter des librairies « familiales » bleu-blanc-rouge à ce petit cheptel certes bien aimé, mais quand même très noir-jaune-rouge 🙂

Alors, bien sûr, ça fait toujours un petit quelque chose de voir son bébé disparaître ainsi, mais j’ai de la suite dans les idées ! Parce qu’en octobre, mes compatriotes néerlandophones et la Hollande découvriront Ring Oost ! Pour ceux qui maîtriseraient la langue de Vondel, voici l’annonce faite par l’éditeur.

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Je n’ai donc pas fini de voir mon bébé dans les librairies (hé hé hé)…et bientôt, je pourrai ajouter les bonnes adresses du Nord à celles du Sud ! Comme quoi, le sang, ça se recycle !

Et en parlant de sang neuf, il va bientôt falloir compter sur le futur Prix Fintro Ecritures Noires ! Car je ne vous en ai pas encore parlé, mais l’organisation du Prix m’a fait l’immense honneur de me demander de faire partie du jury de la promotion 2018, sous les auspices de Barbara Abel, Présidente de choc et de charme ! La Scribouillasse dans le jury, vous vous rendez compte ?! Me voilà de l’autre côté du miroir à découvrir, en avant-première, les textes prometteurs dans lesquels se cache le successeur de Ring Est ! Car, oui, le comité de sélection a rendu son verdict fin juin et nous avons reçus les cinq textes finalistes pour faire frissonner nos vacances. Alors, ça va vous paraître complètement timbré, mais je me sens comme une grande sœur qui observe les premiers pas de son/sa cadet/te : attendrie, émue et bienveillante. Car je sais déjà que je verrai l’un de ces textes grandir, mûrir et s’épanouir en roman fini dès lors qu’il passera par le processus d’édition par lequel R-Zéro, texte balbutiant, est devenu Ring Est, roman fait. Et j’imagine déjà la bobine de l’auteur/autrice qui se cache derrière ce nouveau bandeau : Prix Fintro Ecritures Noires 2018. Comment réagira-t-il/elle à l’annonce de sa victoire ? Et la ré-écriture ? A quoi ressemblera la couverture ? Sa première dédicace ? Bref, j’ai hâte de le/la voir passer par tout ce même chemin que j’ai moi-même parcouru !

Bon, je ne vous en dis pas plus, mais sachez que j’ai profité de mes vacances aux Canaries pour lire…que dis-je : dévorer ! les cinq textes finalistes et je peux d’ores et déjà vous dire que, peu importe le/la gagnant/e, 2018 sera un très très bon cru !

Si vous voulez en savoir plus sur le Prix Fintro Ecritures Noires 2018, cliquez ici 

 

 

 

 

commentaires

    • Bah, ce sont surtout des « grandes chaînes du livre » (du type Cultura) chez qui les livres doivent se vendre d’eux-mêmes. Par exemple, chez les petits libraires, je bénéficie d’une vraie promotion (pour info, j’étais à un apéro littéraire aujourd’hui, avec une dizaine d’autres auteurs belges et j’ai eu la chance de faire une bonne douzaine de dédicaces…Ring Est est bien vivant, chez eux! )

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    • Oui, et quelque part, c’est assez bizarre d’assister en témoin privilégié à ce nouveau « cycle ». Parce que je connais le stress qu’ils vivent, les rêves qu’ils caressent, les projections qu’ils s’empêchent de faire, de peur qu’à trop espérer, ils n’en viennent à tenter le mauvais sort (c’est fou comme on devient superstitieux quand le rêve d’une vie se tient à portée de main)…

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