La Scribouillasse en mode jouasse

Le Belge, c’est bien connu, est un animal de type plutôt festif qui ne laissera jamais passer une occasion et profitera de toutes les excuses pour organiser une petite fiesta avec ses potes, les potes de ses potes, la famille étendue, les petits cousins du beau-frère de la tante du côté flamand, le chien, le chat, et même sa belle-mère. Sans compter les réjouissances locales (Ducasse, Doudou, Fêtes de Wallonie et autres), dès les premiers rayons de soleil (ou justement parce qu’il n’y en a pas encore – toutes les excuses sont bonnes, je vous dis !), le voilà qui organise des festivals sur tous les thèmes et dans tous les sens. Tout y passe : musique (Werchter, Couleur Café, Brussels Summer Festival, SuikerRock, Dour, Pukkelpop, Tomorrowland, Francofolies, etc.) et cinéma (Court Mais Trash, BIFFF, Festival du film d’amour, du film français, etc.), bien sûr, mais aussi festival du fantasy (Trolls & Légendes, Mons), des fleurs (Floralies, Liège), de la poterie (Festiv’Arterre, Bouffioulx), du moyen-âge (Les Médiévales de la Citadelle de Namur), du conte (Festival du Conte de Chiny), de la BD (un peu partout), de la gastronomie (Eat!, Bruxelles), de la bière (Summer Beerlovers Festival, Liège), etc..

NE BIFFEZ SURTOUT AUCUNE MENTION INUTILE !!!

Et justement, ce weekend, à Bruxelles…ben y’avait festival. Pas n’importe lequel, encore : le plus ludique d’entre tous !  Pour la cinquième année consécutive et dans l’un des plus beaux endroits de la capitale, sous le soleil, le mot s’était donné pour faire honneur….aux jeux de sociétés ! Jeux de rôles, jeux de plateau, jeux de cartes, jeux à crier, jeux à courir, jeux à rire, le parc du cinquantenaire était pris d’assaut par des hordes de fous du dé, de franches parties de fou-rire et de familles au grand complet venus découvrir ou redécouvrir le plaisir de partager une après-midi ou un moment à jouer tous ensemble réunis autour d’une bonne tablée, à galoper derrière un orc avec épée et bouclier ou chevauchant un balai pour une partie de quidditch (que j’ai ratée, zut ! zut! et re-zut !).

Alors, bon, bien sûr, un festival pareil, c’est l’occasion rêvée pour les grands éditeurs, distributeurs (type Ravensburger ou Asmodée, par exemple) ou magasins spécialisés du milieu (Dédale et Antre-Jeux étant des adresses de référence sur Bruxelles) de venir présenter leurs derniers-nés, écouler leurs produits-phares ou remettre au goût du jour des jeux boudés ou tombés dans l’oubli…mais, et c’est surtout pour ça qu’on y met les pieds, à ce festival, c’est aussi le rendez-vous des petits concepteurs qui viennent y faire la promo de leurs bébés.

Et, cette année, y’avait du lourd, du qui dépote, du qui roxxe des petits poneys dans son slip ! On en a surtout retenu deux qu’on a achetés séance tenante tant on les a aimés :

1.Light Hunters – Batallion of Darkness

20170827_145241Ouais, on dirait pas, mais derrière son petit nom bien chiadé à l’anglaise se cache une production tout ce qu’il y a de plus française. Issu de l’imagination fertile de Serge, Marine et Manon (dont les illustrations magnifiques ont joué pour beaucoup dans ce coup de foudre), voici un jeu de cartes tels qu’on les aime : une mécanique toute simple, qui se maîtrise en quelques minutes à peine, mais derrière laquelle se cache un jeu tout en subtilité …et coups fourrés. Le principe est simple : on est dans du Highlander version jeu de cartes. Deux équipes s’affrontent, une seule en sortira gagnante. Kill’em all ! A mi-chemin entre le jeu de rôle et le jeu vidéo (style PvP, player vs player), pas besoin de dé ni de livre de règles posé près de soi : chaque personnage a un certain nombre de points de vie, appartient à une classe (attaquant, défenseur, mage ou guérisseur) et possède des habilités, quoique spécifiques et différentes pour chaque personnage, liées à ces classes (et écrites derrière la carte de personnage, c’est quand même vachement simple !). Le jeu se déroule en tour, chaque joueur jouant l’un après l’autre. A chaque tour est « libéré » un niveau d’énergie supplémentaire (au tour 1, un seul point, au tour 2, deux, etc), lequel limite les habilités que chaque joueur peut utiliser (au tour 1, seules les habilités de rang 1 peuvent être jouées, au rang 2, soit on utilise deux habilités de rang 1, soit une de rang 2, etc). Pour ajouter un peu de sel à l’histoire, on ne peut utiliser son habilité que si on a pioché la carte qui correspond au niveau de l’habilité. Il y a 5 rangs d’énergie, donc chaque perso a 5 habilités possibles et il y a de ce fait 5 types de cartes différents dans la pioche…c’est à la fois très simple…et très stratégique. Car on joue en équipe ! C’est donc à la fois un jeu de coopération et un jeu d’affrontement.

20170827_145227Nous étions 3 contre 3 dans la partie que nous avons jouée. Les créateurs du jeu ont été sympas, ils nous ont laissé choisir nos personnages sans passer par la règle habituelle…on s’est donc retrouvés avec Le Mâle en attaque, moi en guérison et un ami en soutien. La dream team, quoi. La partie fut rude, le hasard heureux (on a eu toutes les cartes d’habilité de rang 5) et les créateurs adorables…on a gagné au prix d’un âpre combat qui aura vu nos ennemis tomber les uns après les autres sous nos coups acharnés. Un très très bon moment de jeu ! Conquis, nous avons donc voulu nous le procurer derechef. Las ! Il nous faudra patienter jusqu’en novembre pour pouvoir à nouveau jouer à ce petit bijou, actuellement en production, que nous avons pré-commandé dès notre retour à la maison.

Allez voir sur leur site et leur page facebook, c’est vraiment de la belle ouvrage, que ce soit dans le concept du jeu, le système de règles ou le packaging (les illustrations de Manon, la graphiste, font, à elles seules, tout le marketing nécessaire à ce jeu).

 

2. Tu Te Mets Combien ?

20170827_221431Beaucoup plus léger comme ambiance avec ce mélange entre Trivial Pursuit et Burger Quiz (mais si, vous vous souvenez, cette émission présentée par Alain Chabat qui nous faisait tous marrer au début des années 2000 !). Je vous préviens tout de suite, préparez-vous à de sacrés crises de rire ! Parce que les questions sont pas piquées des vers. Je vous explique : de nouveau, ici, pas besoin de dés ni de livrets de règles compliquées (d’ailleurs, les règles sont limitées au plus strict minimum, elles tiennent sur une page format A5…et encore, c’est parce qu’ils ont aéré le bazar). Par contre, vous aurez besoin de bien vous connaître parce qu’ici, ce qui compte, pour avancer, c’est que vous sachiez bien évaluer vos connaissances. Comme au trivial pursuit, vous aurez à répondre à des questions de culture générale (thèmes scolaire – histoire, géo, tout ça, mature – économie, politique, mais encore, et plaisir – cinéma, sport, comme tu le sens), mais dont la difficulté variera selon votre propre évaluation. En effet, chaque question a des niveaux de difficulté allant de 1 à 10. A vous d’évaluer le niveau auquel vous pouvez répondre (« tu te mets combien ? »)…si vous répondez juste, vous avancez du nombre de cases correspondant au niveau que vous avez choisi. Sinon, ben…vous attendez le prochain tour. Vous l’avez compris, plus on est cultivé, plus on a de chance d’avancer vite (vu qu’on s’évaluera plus haut). Sauf que…les créateurs, ces bestioles machiavéliques, diaboliques, sataniques et autres choses pas glop, ont tout prévu ! Ils ont rajouté quelques obstacles, ces petits comiques, et pas des moindres. D’abord, y’a un quatrième thème : improbable, qui comme son nom l’indique, renseigne des questions au thème improbable (« chaussettes de contention », « cure-dents », « petit prince », etc…si si, je vous jure, on en a eu quelques-unes qui nous ont bien fait pouffer de rire) qui remet un petit peu tout le monde à niveau. Ensuite, y’a des cases spéciales, les « ça va pas du tout » et « c’est superbe ». C’est un petit peu les malus et bonus du jeu. Enfin, y’a les cases « challenge » qui permettent d’avancer plus vite (par exemple « citez une suite de Sophie célèbres » et on avance d’autant de cases qu’on arrive à dégotter de noms de Sophie célèbres…je vous avoue que c’est pas si facile). Cerise sur le gateau, on a une question finale avant de gagner (« Hésite pas à gagner »)…et c’est souvent celle sur laquelle on bute le plus longtemps.

On s’est tellement bien marrés avec ce jeu qu’on l’a acheté tout de suite après. Avec 6061 questions sur 900 cartes, je pense qu’on en a pour quelques temps avant d’avoir fait le tour du jeu.

Filez faire un tour sur leur site et leur page facebook, c’est trop drôle comme jeu pour rester inconnu !

20170827_180022

Voili voilou pour ce dimanche ludique au soleil, en bonne compagnie, plein de rire et de bonne humeur.  J’ai respecté le conseil de mon silent sunday : « do what you love »…et je rajouterai même « with your loved ones ».

4 réponses à “La Scribouillasse en mode jouasse

    • Il faut le tenter ! grosses parties de fou-rire en perspective ! et, tiens, juste pour t’amuser, quelques thèmes en plus : spécialités mexicaines, Robert célèbres, Pires phrases de footballeurs, expressions québecoises, séries TV allemandes, riz cantonnais…et j’en passe. Un régal, ce jeu !

      Aimé par 1 personne

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